Situation géographique:
Situé dans la partie Nord-Orientale des Corbières, délimité au sud-ouest par un vaste arc de hauts massifs, jalonné par la Montagne d'Alaric, le Pech de Taurize, le plateau de Lacamp, la bordure nord du massif de Mouthoumet, le plateau de Vente Farine, le bois du Vicomte et la chaîne de Fontfroide.
Le Massif de la Pinède est composé des forêts communales de Ferrals les corbières (126 hectares), Fabrezan (136 hectares), Thézan-Corbières (75 hectares), Boutenac (423 hectares) et Luc sur Orbieu (48 hectares) ; il constitue un massif boisé de 808 hectares entouré de garrigues, émergeant au-dessus d'une plaine alluviale occupée par la vigne.
Si le relief est relativement plat dans la forêt de Fabrezan, il s'accentue d'ouest en est pour être assez tourmenté sur le restant de la forêt. L'altitude varie de 90 à 273 mètres (vigie de Boutenac). De nombreux 'recs' (ruisseaux) alimentent au nord l'Orbieu, à l'est l'Aussou, au sud La Prade et à l'ouest La Nielle.
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Aspect écologique:
Climatologie:
Le climat est de type Méditerranéen, caractérisé par une amplitude des températures élevée (26°), des saisons sèches pouvant être longues, une pluviosité faible et irrégulière (la moyenne annuelle étant de 635 mm).
Largement ouvert aux vents, le massif subit l'influence néfaste du 'Cers' (vent sec de nord-ouest), ce qui provoque le dessèchement du sol, l'érosion éolienne et un facteur d'évolution des feux de forêts.
Des vents venant de la mer emmènent une humidité bienfaisante, le 'Marin' (vent de sud-est) et le 'Grec' (vent de nord-est).
Végétation actuelle:
Sur le grès, le pin Maritime est l'essence principale. On observe trois origines:
-Le pin Maritime des Landes dans les sols profonds de grès siliceux.
-Le pin Maritime de Corse sur les plateaux de grès argileux plus secs.
-Le pin Mésogéen (de provenance locale) se présentant sous forme de sujets rabougris, d'allure tourmentée, sans autre intérêt que celui de tenir le sol.
Toujours sur le grès, on rencontre des feuillus disséminés par tâches: le chêne pubescent, le chêne liège et, en sous-étage, le chêne vert et le châtaignier, tandis que le pin d'Alep et le chêne kermès se disputent les immensités calcaires.
Synthèse écologique:
Considérant les deux facteurs écologiques déterminants, climat et sol, on constate que le végétal se trouve dans des conditions de vie bien difficile. Cependant les grès, étant à la base de sols favorables, confèrent à ce massif une grande spécificité.
Faune:
Le gibier sédentaire est constitué essentiellement par le lapin et la perdrix rouge, le lièvre et le chevreuil sont plus rares.
Le sanglier est de passage ainsi que les palombes et les bécasses.
D'importantes cultures à gibiers ont été implantées sur la forêt de Boutenac, ce qui valut les 'Honneurs Laurent Perrier de la chasse' à cette commune en 1988. (Prix national dont l'objectif est d'encourager, par la récompense d'initiatives exemplaires, la généralisation d'un esprit rigoureux de gestion de la faune sauvage en France, qu'il s'agisse du grand ou du petit gibier).
Une aide particulière à été faite aux apiculteurs pour l'installation de leurs ruchers.
Aménagement:
En 1860, l'incendie, le pâturage et l'exploitation abusive du massif forestier avaient amené à un état de dégradation tel, que l'érosion y devenait alarmante.
De 1863 à 1939, d'importants travaux sont réalisés :
-Reboisement par semis et plantations (surtout pin Maritime et pin d'Alep).
-Amélioration des peuplements.
-Exploitation des bois incendiés.
-Tentative d'introduction de feuillus (chêne liège, châtaignier).
-Gemmage dans le pin Maritime (récolte de résine).
De 1975 à 1992, grâce à diverses aides financières, une accélération des travaux va transformer le massif
-Création de pistes d'accès et secondaires sur 40 kilomètres.
-Nettoyage et création de pare-feu sur 10 kilomètres.
-Reboisement sur une surface de 200 hectares en pin pignon et pin Maritime avec introduction de feuillus (châtaignier, chêne vert, micocoulier, aulne de Turquie).
-Aide à la régénération naturelle sur une surface de 40 hectares.
-Eclaircies dans les jeunes peuplements sur une surface de 150 hectares.
-Aménagement de 740 hectares de forêt (étude de gestion sur 15-20 ans).
-Création de trois retenues collinaires et installation de quatre citernes D.F.C.I
-Construction d'une tour de guet et mise en place d'un véhicule de prévention feux de forêts (1987)
Le 9 septembre 2001, un incendie d'origine criminelle démarrait aux portes du village de Boutenac et allait détruire plus de 300 hectares de résineux et garrigues ainsi que le magnifique site de Saint Siméon.
De 2002 à 2006, élagage des pins maritimes et pins pignons sur les reboisements de 1987 sur une surface de 28 hectares (communes de Boutenac et Ferrals)